Jean-Baptiste Gass : "La nature offre tout pour le même résultat"

VM Gass JB

Jean-Baptiste Gass estime que le bio est de surcroît économiquement plus intéressant. (Photo E.M.-B.)

Au Gaec de la Nottenière, à Saâles, on fait du bio depuis 1998.

« J’étais alors à l’école », se souvient Jean-Baptiste Gass qui a repris les rênes de son père. « C’était la question à se poser à l’époque. » Très vite, la famille décide de produire du lait bio, d’autant que cela ne changeait pas grand-chose aux pratiques de l’exploitation créée en 1983 par Jean-Pierre, militaire de carrière reconverti. « Nous sommes passés en 6 mois au label. Il suffisait de changer les compléments en céréales. » L’exploitation ne travaille par ailleurs qu’avec son fumier et du lisier issu du sol. » Et Jean-Baptiste Gass n’y voit que des avantages. En termes de valorisation du lait, bien entendu (il en produit 930 litres par jour), mais aussi sur le plan économique. « Les engrais chimiques coûtent très cher. En plus, en zone montagne, avec le climat et le sol sableux, on ne garde pas l’engrais qui part dans les nappes et les ruisseaux. Il fait surtout son boulot au printemps. Mais avec nos pratiques, on arrive au même résultat », assure l’exploitant qui estime que « la nature offre tout pour avoir les mêmes choses à moindre coût. » Sans parler du fait que les vaches vivent plus longtemps (sa doyenne a 16 ans !). Alors certes la production de lait est deux fois moins importante mais « si on ramène les frais à la vache qui voit moins le vétérinaire et vit trois fois plus longtemps, le coût est moindre. » Et la vente plus intéressante. 330 € les 1 000 litres en exploitation conventionnelle ; 490 € (non livrés) en bio.

E.M.-B.